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3
Novembre 2008 : « Les fonds souverains jouent
un rôle bénéfique »,
éditorial,
TIMES
3
Novembre 2008 : « Un appel qui risque de
tomber dans l’oreille de sourds »,
éditorial,
GUARDIAN
3
Novembre 2008 : « La France et le Royaume-Uni
ne doivent pas faire de promesses impossibles »,
éditorial,
THE INDEPENDENT
4
Novembre 2008 : « Obama risque de décevoir
ses admirateurs »,
Quentin Peel,
FINANCIAL TIMES
4
Novembre 2008 : « Ce n’est pas le moment
d’envoyer des renforts »,
Simon Tisdall,
GUARDIAN
5
Novembre 2008 : « Le vainqueur récupère tous
les problèmes »,
Bronwen Maddox,
TIMES
5
Novembre 2008 : « Les menaces oratoires ne
sont que bravade futile et cruelle »,
Simon Jenkins,
GUARDIAN
5
Novembre 2008 : « L’Union européenne doit
assouplir sa politique économique »,
éditorial,
FINANCIAL TIMES
6
Novembre 2008 : « Les grandes espérances »,
éditorial,
DAILY TELEGRAPH
6
Novembre 2008 : « Le vainqueur doit annoncer
la fin de la guerre contre la terreur »,
Jonathan Steele,
GUARDIAN
6
Novembre 2008 : « Mr. Miliband accusé de
saper le Dalai Lama »,
Richard Spencer,
DAILY TELEGRAPH
6
Novembre 2008 : « L’Union européenne
« arnaque » les Britanniques »,
Graeme Wilson,
SUN
7
Novembre 2008 : « Victoire surprise du
Labour »,
Philip Webster,
TIMES
7
Novembre 2008 : « La baisse des taux
d’intérêt est bienvenue, mais elle vient trop tard »,
éditorial,
DAILY TELEGRAPH
11
Novembre 2008 : « Les Etats-Unis ont opté
pour le progrès »,
Tribune de Gordon Brown,
THE OBSERVER
10
Novembre 2008 : « Mr. Obama risque d’être
déçu »,
éditorial,
DAILY TELEGRAPH
10
Novembre 2008 : « Une intervention européenne
pourrait sauver la mission de l’ONU »,
éditorial,
FINANCIAL TIMES
11
Novembre 2008 : « La crise est bénéfique à
Gordon Brown »,
Peter Riddell,
TIMES
11
Novembre 2008 : « La nouvelle politique
budgétaire n’est pas assurée de succès »,
Chris Giles,
FINANCIAL TIMES
11
Novembre 2008 : « Gordon Brown appelle à
combattre la récession par la stimulation
budgétaire »,
Philip Webster,
TIMES
12
Novembre 2008 : « Seule la diplomatie donnera
les résultats souhaités »,
éditorial,
TIMES
12
Novembre 2008 : « Pour l’Europe, la priorité
du nouveau président doit être le Proche Orient »,
Ian Traynor,
GUARDIAN
13 Novembre 2008 : « La faiblesse de la livre témoigne des erreurs
de la politique nationale »,
éditorial,
TIMES
13 Novembre 2008 : « La Banque d’Angleterre y voit enfin clair »,
éditorial,
GUARDIAN
14 Novembre 2008 : « Gordon Brown
appelle à une relance urgente »,
George Parker,
FINANCIAL TIMES
17 Novembre 2008 : « La récession sera aussi pénible qu’en 1991 »,
Norma Cohen,
FINANCIAL TIMES
17 Novembre 2008 : « Ce sommet marque la fin du vieil ordre
mondial »,
éditorial,
THE INDEPENDENT
17 Novembre 2008 : « Le Royaume-Uni n’est pas prêt pour la nouvelle
économie mondiale »,
éditorial,
THE OBSERVER
18 Novembre 2008 : « David Cameron inquiète la droite
conservatrice »,
Rachel Sylvester,
TIMES
19 Novembre 2008 : « David Cameron a pris la bonne décision »,
George Pascoe-Watson,
SUN
19 Novembre 2008 : « Une entrée dans l’euro n’est pas la solution »,
Martin Wolf,
FINANCIAL TIMES
20 Novembre 2008 : « La Banque d’Angleterre envisage une nouvelle
baisse du taux directeur »,
Larry Elliott,
GUARDIAN
20 Novembre 2008 : « David Cameron opte pour l’autodestruction »,
Anatole Kaletsky,
TIMES
20 Novembre 2008 : « Il vaut mieux chercher à traiter avec l’Iran »,
éditorial,
FINANCIAL TIMES
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- 3
Novembre 2008 : « Les fonds souverains jouent
un rôle bénéfique »,
éditorial,
TIMES
Le système financier occidental est en crise et
recherche les fonds des économies émergentes pour
retrouver de la vigueur : la banque britannique
Barclays a reçu 5,8 milliards de livres sterling du
Qatar et d’Abou Dhabi, tandis que Gordon Brown
cherche l’aide financière des Etats du Golfe pour
stabiliser l’économie internationale. Les fonds
souverains suscitent une controverse : Mr. Obama
s’inquiète de leur influence, et le président
Sarkozy s’engage à protéger les entreprises
françaises de leur agression. En revanche, Lord
Mandelson affirme que l’Europe ne doit pas
décourager l’investissement, et il a raison. Les
fonds souverains vont désormais faire partie du
paysage financier. Par le passé, les économies
émergentes avaient besoin des capitaux étrangers,
mais aujourd’hui c’est l’inverse. Il n’y a aucune
raison de s’inquiéter d’une prise de participation
étrangère dans la Barclays. Les banques occidentales
ont besoin d’être recapitalisées. Morgan Stanley et
UBS l’ont été grâce à des fonds souverains et, sans
ces investissements, le système financier serait
dans un pire état. Il est justifié que les
gouvernements occidentaux demandent de la
transparence dans la manière dont les fonds
souverains sont investis mais ce ne doit pas être
une excuse au protectionnisme.
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- 3
Novembre 2008 : « Un appel qui risque de
tomber dans l’oreille de sourds »,
éditorial,
GUARDIAN
Gordon Brown fait la tournée des Etats du Golfe
accompagné d’une délégation dont l’ampleur ferait
rougir Margaret Thatcher. Le Premier Ministre
britannique assure qu’il vient plaider pour le FMI
et non pour les coffres du Trésor. Il est vrai que
le Fonds monétaire international ne serait plus en
mesure aujourd’hui de venir en aide à d’autres
économies en difficulté. Pourquoi donc ne pas
s’adresser aux pays producteurs de pétrole qui ont
rempli leurs caisses lorsque le prix du baril a
plafonné ? Ce n’est pas si simple : le prix du
pétrole est en train de baisser et risque de
déstabiliser certains de ces pays. Les riches Etats
du Golfe ne seront peut-être pas tentés non plus
d’alimenter le FMI. L’Arabie Saoudite préférera sans
doute aider directement le Pakistan et accroître son
influence sur Islamabad plutôt que de passer par le
Fonds monétaire au sein duquel elle n’a que 3% des
votes. Avant de s’engager les Etats du Golfe vont
probablement attendre la réunion du G20 à Washington
qui devrait lancer la réforme du système financier.
Mr. Brown s’était prononcé pour la réforme du FMI et
de la Banque Mondiale bien avant la crise. Mais
compte tenu de la nature même de cette crise, il ne
faut probablement pas s’attendre à des élans de
générosité de la part de pays que l’on ignorait
largement lorsque tout allait bien. La Chine, la
Russie et les Etats du Golfe feraient peut-être
mieux de développer leurs propres économies tant que
leurs caisses sont pleines.
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- 3
Novembre 2008 : « La France et le Royaume-Uni
ne doivent pas faire de promesses impossibles »,
éditorial,
THE INDEPENDENT
La mission de Mr. Miliband et de Mr. Kouchner en
Afrique est d’une grande importance symbolique : les
deux pays qui ont pendant si longtemps été rivaux
sur ce continent présentent aujourd’hui un front uni
dans la crise du Congo. Il ne faut pas toutefois que
leur démarche fasse naître des espoirs irréalistes.
Il est peu probable que le Royaume-Uni soit à même
de déployer rapidement une force militaire
suffisante. Quant aux Français, ils risquent
d’alimenter les tensions car ils sont perçus comme
des ennemis par le gouvernement du Rwanda à cause du
génocide de 1995. Ce n’est pas une raison évidemment
pour ignorer la tragédie de Goma. Mais les pays
occidentaux doivent être réalistes s’ils décident de
s’engager plus directement au Congo. Si le Rwanda
soupçonne un condominium anglo-français de vouloir
protéger un groupe de criminels de guerre Hutu tout
espoir de paix pourra être abandonné. Cette crise
doit être placée dans le contexte d’une région
déchirée par des intérêts extérieurs. Nos actions
doivent viser à des solutions à long terme, fondées
sur une évaluation réaliste d’une situation dont
nous sommes, du moins en partie, responsables.
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- 4
Novembre 2008 : « Obama risque de décevoir
ses admirateurs »,
Quentin Peel,
FINANCIAL TIMES
Une bonne partie de la communauté internationale,
l’Europe en particulier, attend beaucoup d’une
victoire de Barack Obama. En France, en Allemagne,
en Italie, plus de 60% de l’opinion espère une
amélioration des relations avec les Etats-Unis. Mais
elle risque d’être déçue : si le candidat démocrate
remporte les élections, il se concentrera
principalement sur la crise économique et le retrait
des troupes américaines d’Irak, puis d’Afghanistan.
Ce sont apparemment les Japonais, les Turcs et les
Russes qui se montrent les plus réalistes : la
majeure partie d’entre eux ne compte guère sur un
réel changement de la politique étrangère de la
Maison Blanche. Par ailleurs, 83% des Chinois et 91%
des Indiens refusent d’exprimer leur préférence pour
l’un ou l’autre des candidats. Selon une étude du
German Marshall Fund, 84% des Américains et 72% des
Européens ont pour principal sujet d’inquiétude
l’approvisionnement du Proche Orient en armes
provenant de la Russie. Si les Européens soutiennent
de plus en plus l’OTAN, ils ont des vues différentes
sur l’Afghanistan : 76% des Américains défendent les
opérations militaires dans ce pays contre seulement
46% des Européens. C’est peut-être cela qui sera le
plus difficile à régler pour un président Obama.
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- 4
Novembre 2008 : « Ce n’est pas le moment
d’envoyer des renforts »,
Simon Tisdall,
GUARDIAN
Evoquer l’envoi de troupes britanniques au Congo
relève de la pure fantaisie diplomatique et pourrait
vite tourner au cauchemar. Un tel déploiement, même
s’il était possible, ne serait ni sensé ni
responsable sans l’engagement des autres pays de
l’Union européenne. Or, il n’y a guère d’appétit en
Europe pour ce genre d’aventure. La mission très
médiatisée de Mr. Miliband et de Mr. Kouchner le
week-end dernier n’aboutira pas à grand-chose à long
terme, sinon à un accroissement du ressentiment
contre les sermons des pays occidentaux. Une des
principales raisons de la tragédie actuelle réside
dans le fait que les Etats-Unis et les anciennes
puissances coloniales ne sont pas restés
suffisamment engagés après les élections de 2006. Le
sommet prévu cette semaine au Kenya n’apportera pas
non plus de solution si le général Nkunda n’est pas
invité. Pour faire progresser les choses, il faut
persuader le Rwanda de cesser de soutenir,
directement ou indirectement, les rebelles, amener
le président du Congo et son armée à faire la même
chose avec les milices. Mais cela ne sera possible
de part et d’autre que si l’on s’en prend aux causes
mêmes de la crise. Dans l’immédiat, il faut empêcher
l’avance du général Nkunda sur Goma et déployer
davantage de soldats de l’ONU dans le Nord- Kivu.
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- 5
Novembre 2008 : « Le vainqueur récupère tous
les problèmes »,
Bronwen Maddox,
TIMES
Les problèmes dont hérite le nouveau président
américain demandent davantage de ressources
militaires et financières que n’en disposent les
Etats-Unis. George Bush n’est pas responsable de
tout : l’Iran, la Corée du nord et le conflit
israélo-palestinien, pour n’en citer que trois
étaient déjà sujets de controverse avant son arrivée
à la Maison Blanche. Mais il est certain que les
Etats-Unis sont engagés dans deux guerres, et celle
en Afghanistan empire tandis que la situation en
Irak s’améliore. Le nouveau président va prendre ses
fonctions alors que le leadership américain est mis
en cause : en politique étrangère, il a subi ses
plus grands revers depuis la guerre du Vietnam et,
en politique économique, ses récentes décisions et
même ses principes ont été contestés. Le monde
entier espère que tout va changer, mais les espoirs
sont excessifs, et Mr. Obama l’a reconnu. En Europe,
bien des admirateurs du candidat démocrate semblent
imaginer que le nouveau président va user de la
puissance américaine et de son poids financier pour
résoudre les problèmes du monde. Ils vont être
déçus.
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- 5
Novembre 2008 : « Les menaces oratoires ne
sont que bravade futile et cruelle »,
Simon Jenkins,
GUARDIAN
Les avertissements lancés au Congo par David
Miliband et son homologue français, Bernard
Kouchner, ont été fortement médiatisés. Mais que
signifient-ils exactement ? Les deux pays qui sont
les mieux placés pour empêcher le Congo de « devenir
un autre Rwanda » sont le Royaume-Uni et les
Etats-Unis. Tous deux sont fortement engagés en
Afghanistan et en Irak, et il est ridicule
d’envisager qu’ils puissent envoyer des soldats en
Afrique. Le bluff de ces discours interventionnistes
est total et cruel envers les victimes des atrocités
commises au Congo. La RDC ne trouvera pas la paix
grâce à l’intervention des armées occidentales ou
même des armées africaines. La diplomatie de la
canonnière, tant pratiquée en Afrique à la période
de l’empire, a été remplacée aujourd’hui par des
discours va-t-en-guerre. Mais ce que veut le peuple
du Congo c’est l’aide de la communauté
internationale. Il a besoin de nourriture et
d’abris. C’est sous la bannière de la Croix Rouge
que cette aide doit être acheminée, sans port
d’uniforme et sans l’ombre d’un fusil. C’était
autrefois la philosophie de Mr. Kouchner. Nous
savons tous que l’aide a une importance stratégique,
qu’elle peut faire autant de mal que de bien. La
charité se pratique plus efficacement lorsqu’elle
est aveugle à la politique.
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- 5
Novembre 2008 : « L’Union européenne doit
assouplir sa politique économique »,
éditorial,
FINANCIAL TIMES
L’Europe reconnaît enfin que la crise économique
n’est pas un problème spécifiquement américain et
qu’elle doit se préparer à des temps difficiles.
L’assouplissement de la politique économique est la
seule solution. La baisse des taux d’intérêt, le
mois dernier, dans la zone euro et au Royaume-Uni
doit être poursuivie, mais elle ne sera probablement
pas suffisante. Plusieurs pays devront encore
accroître leurs déficits budgétaires et dépasser le
plafond de 3%, normalement imposé par le Pacte de
stabilité mais qui a été assoupli temporairement.
Toutefois, les marchés envoient des signaux
d’avertissement à ceux des pays de la zone euro –
l’Italie et la Grèce notamment – dont la dette est
particulièrement élevée et qui peuvent difficilement
se permettre d’emprunter davantage. Ils devront
compter sur les autres pour relancer la demande,
l’Allemagne en particulier dont l’excédent des
comptes courants devrait atteindre 7,5% du PIB en
2008. Une baisse des impôts dans la plus grande
économie de la zone euro aiderait tout le monde et
pas seulement les consommateurs allemands.
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- 6
Novembre 2008 : « Les grandes espérances »,
éditorial,
DAILY TELEGRAPH
Le symbolisme de la victoire de Barak Obama est
exceptionnel : l’Amérique ne sera plus jamais la
même, le reste du monde non plus. Le candidat
démocrate a transcendé les divisions raciales qui
marquent encore les Etats-Unis. D’aucuns
s’inquiètent de son manque d’expérience, mais la
manière dont il a mené sa campagne est remarquable,
presque un sans faute. Après sa victoire, Mr. Obama
s’est montré fort courtois à l’égard de son rival
républicain, ce qui augure bien de l’avenir, une de
ses priorités étant de résoudre les divisions du
passé. Evidemment les doutes demeurent : l’espoir
n’est pas un programme politique, c’est un slogan.
Le changement est difficile lorsque la récession
frappe et que les caisses sont vides. Mr. Obama sait
que, pour réussir, il devra prendre d’urgence des
mesures radicales. Le président Clinton ne s’est
jamais remis de ses débuts hésitants. Le leadership
demande du jugement, du courage et du sang-froid
dans les moments difficiles. Durant sa campagne,
Mr. Obama a montré ces qualités.
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- 6
Novembre 2008 : « Le vainqueur doit annoncer
la fin de la guerre contre la terreur »,
Jonathan Steele,
GUARDIAN
George Bush a laissé un terrible héritage à Barack
Obama : l’Iran, l’Irak et l’Afghanistan. L’approche
du nouveau président démocrate sur ces dossiers est
certainement préférable à celle de son prédécesseur
ou de Mr. McCain. Mr. Bush a dirigé une
administration de va-t-en guerre et conduit le pays
à la catastrophe, tandis que Mr. Obama offre un
retour à la diplomatie traditionnelle. Il y a
néanmoins dans sa position quelques incohérences,
alors qu’il devrait annoncer dès maintenant la fin
de la guerre contre la terreur. Le terrorisme n’est
pas une idéologie, c’est une technique, et il ne
faut pas, par une réaction excessive, donner
davantage d’importance aux extrémistes. En
Afghanistan, il faut séparer les Taliban d’Al Qaïda
et chercher à ouvrir le dialogue avec les premiers
pour pouvoir retirer les troupes du sud du pays.
Concernant l’Irak, Mr. Obama parle du maintien d’une
« force résiduelle ». Qu’entend-il exactement ? Il
ferait mieux de saisir l’occasion pour retirer
toutes les troupes américaines d’Irak, ce qui serait
la seule façon de calmer la colère des Arabes dans
tout le Proche Orient. Un tel retrait ne serait en
aucune manière favorable à l’Iran. En revanche, pour
empêcher Téhéran de devenir une menace dans la
région, il faut lui proposer une politique
d’engagement en vue de forger une nouvelle relation.
C’est ce que souhaite une bonne partie des Iraniens.
Le défi pour Mr. Obama est de montrer au monde qu’il
est prêt à conclure un grand marché avec Téhéran
plutôt qu’à recourir à un « big bang ».
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- 6
Novembre 2008 : « Mr. Miliband accusé de
saper le Dalai Lama »,
Richard Spencer,
DAILY TELEGRAPH
Le gouvernement britannique vient d’effectuer un
changement de position historique : dans une
déclaration aux Communes, David Miliband a reconnu
la souveraineté de la Chine sur le Tibet. Le
Secrétaire au Foreign Office a également soutenu
l’appel du Daila Lama en faveur de l’autonomie du
Tibet plutôt que son indépendance. Mais ses propos
ont fortement déçu les représentants du gouvernement
du Tibet en exil qui estiment ce changement de
position contre-productif. Ils seront en revanche
considérés comme un triomphe par Pékin.
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- 6
Novembre 2008 : « L’Union européenne
« arnaque » les Britanniques »,
Graeme Wilson,
SUN
Les géants européens de l’énergie « arnaquent » les
Britanniques : les prix du gaz et du pétrole ont
augmenté de près de 30% en un an au Royaume-Uni,
alors que les hausses n’ont été que de 12% en
Allemagne et 14% en France, selon les chiffres de
l’OCDE. Ces chiffres donnent des arguments à ceux
qui affirment que les Britanniques subventionnent
leurs partenaires européens. Quatre des six grands
fournisseurs d’énergie au Royaume-Uni sont
étrangers : EDF qui est français, Scottish Power,
détenu par les Espagnols, Npower et Eon, qui sont
allemands.
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- 7
Novembre 2008 : « Victoire surprise du
Labour »,
Philip Webster,
TIMES
Le Labour a défié toutes les prévisions et remporté
une victoire étonnante lors de l’élection partielle
de Glenrothes en Ecosse, confirmant la remontée de
Gordon Brown sur la scène politique. L’ampleur de la
victoire a surpris tout le monde, y compris les
stratèges du parti travailliste. Elle marque la fin
de la lune de miel du First Minister écossais, Alex
Salmond, dirigeant du Scottish National Party et
partisan de l’indépendance. C’est un triomphe
personnel pour Mr. Brown qui a largement bénéficié
de la crise : il a montré sa maîtrise de la
situation et devancé ses partenaires européens. Il y
a deux mois à peine la perspective d’une défaite du
Labour à Glenrothes laissait envisager une remise en
cause du leadership de Mr. Brown et son départ du
gouvernement. C’est aujourd’hui inimaginable.
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- 7
Novembre 2008 : « La baisse des taux
d’intérêt est bienvenue, mais elle vient trop tard »,
éditorial,
DAILY TELEGRAPH
En abaissant de 1,5% son taux directeur, le Comité
de politique monétaire de la Banque d’Angleterre a
pris une décision spectaculaire et bienvenue : une
baisse d’une telle ampleur ne s’est pas vue depuis
1981. Mais cela fait des mois que la récession était
annoncée, et la Banque d’Angleterre aurait pu alors
abaisser progressivement son taux d’intérêt, évitant
ainsi d’avoir à prendre une décision dans la
précipitation. C’est une humiliation pour Mervyn
King, dont la crédibilité est de nouveau mise en
cause. Il faut maintenant restaurer la confiance. Le
traitement de choc qui vient d’être appliqué peut y
contribuer à condition que la baisse des taux soit
répercutée par les banques au profit des emprunteurs
(entreprises et particuliers). Le gouvernement a
raison de refuser de contraindre les banques à
abaisser leurs taux, mais c’est ce qu’elles doivent
faire : ayant participé au plan de sauvetage du
système, le contribuable ne leur pardonnerait pas
d’agir autrement. Il faut également penser aux
épargnants et envisager d’urgence des réductions
d’impôt sur l’épargne dont dépendent beaucoup de
retraités. Lorsque les historiens analyseront cette
récession, le refus de la Banque d’Angleterre de
commencer à abaisser ses taux dès le mois d’août
risque d’être considéré comme une erreur
déterminante.
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- 11
Novembre 2008 : « Les Etats-Unis ont opté
pour le progrès »,
Tribune de Gordon Brown,
THE OBSERVER
Nous vivons un grand moment : les Américains ont élu
un président progressiste, montrant clairement
qu’ils estiment qu’en période difficile le
gouvernement doit jouer un plus grand rôle pour
aider les individus et les entreprises. Le
gouvernement britannique est favorable aux marchés,
aux entreprises, mais les marchés ont besoin de
morale. Le dogme du laissez-faire a échoué. Ce sont
les valeurs progressistes – récompense du dur
labeur, coopération, pénalisation des excès et des
conduites irresponsables - qui assureront le bon
fonctionnement de notre économie de marché. Seuls
des gouvernements progressistes permettront de
prendre les mesures nécessaires pour protéger les
familles à revenus modestes face à la récession. Le
plan de sauvetage des banques au Royaume-Uni visait
à aider non les banquiers mais les individus, et les
banques doivent désormais répercuter les baisses de
taux d’intérêt. Nous devons aussi poursuivre nos
investissements dans la science et dans l’éducation,
être même plus ambitieux : construire des
entreprises favorables à l’environnement et mettre
au point l’infrastructure du 21ème siècle en matière
de nouvelles technologies. Nous ne pouvons être sûrs
de l’avenir, mais nous avons une leçon à tirer de la
victoire de Mr. Obama : que ce soit pour la
stabilité financière, la création d’emplois ou le
changement climatique, seule une réponse
progressiste visant au bien de tous peut nous aider
à faire face aux grands défis du moment.
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- 10
Novembre 2008 : « Mr. Obama risque d’être
déçu »,
éditorial,
DAILY TELEGRAPH
Alors que les Etats-Unis tournent leur attention
vers l’Afghanistan et que le général Petraeus
envisage d’appliquer à ce pays le même remède qu’en
Irak (le« surge ») en y envoyant davantage de
troupes, le chef d’Etat-major des armées
britanniques, Sir Jock Stirrup, se montre réaliste
et lance une mise en garde bienvenue : le
Royaume-Uni assume de lourdes responsabilités dans
ce conflit et ses forces sont utilisées au maximum.
S’il faut envoyer d’autres troupes, c’est aux autres
partenaires de l’OTAN qu’il revient de le faire :
des pays comme la France, l’Allemagne, et l’Italie.
Sir Jock Stirrup estime aussi que l’insurrection des
Taliban ne peut être résolue militairement et qu’une
solution durable ne peut être trouvée que sur le
plan politique. Il faudra pour cela se concentrer
davantage sur la restauration des structures du
gouvernement et peut-être même aussi discuter avec
les Taliban.
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- 10
Novembre 2008 : « Une intervention européenne
pourrait sauver la mission de l’ONU »,
éditorial,
FINANCIAL TIMES
La force de maintien de la paix de l’ONU au Congo
semble aller à l’échec malgré sa taille (17.000
hommes) et ses ressources. La France avait
apparemment compris la menace lorsqu’elle a proposé
le déploiement d’une force européenne de 1500
hommes. Le Royaume-Uni a rejeté cette idée,
préférant envoyer David Miliband dans la région.
L’Offensive diplomatique a permis de ralentir
l’offensive des rebelles mais elle ne peut remplacer
une intervention plus robuste pour sauver la mission
de l’ONU. Il y a eu un heureux précédent :
l’opération Artemis de 2003 au Congo qui était
presque exclusivement composée de soldats français.
Une aide de l’Union européenne donnerait à l’ONU le
temps de se retourner. Elle enverrait un message
clair aux combattants, à savoir que la communauté
internationale est déterminée à empêcher une
nouvelle guerre. Elle permettrait de se concentrer
davantage sur les causes du conflit. Le coût en
serait élevé en cette période de crise, mais les
conséquences d’une inaction pourraient être bien
pires.
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- 11
Novembre 2008 : « La crise est bénéfique à
Gordon Brown »,
Peter Riddell,
TIMES
Le rebond de Gordon Brown se confirme : selon un
sondage Populus pour le TIMES, le Labour a regagné 5
points avec 35% des intentions de vote, contre 41%
pour les conservateurs qui perdent 4 points. La
baisse des taux d’intérêt, la victoire lors de
l’élection législative partielle de Glenrothes ont
contribué à cette remontée du parti travailliste qui
retrouve sa meilleure position depuis la brève lune
de miel de l’an dernier au moment de l’arrivée au
pouvoir de Mr. Brown. Les électeurs approuvent la
manière dont Gordon Brown gère la crise économique.
Ils se sentent rassurés et pensent que le pire est
passé : 52% estiment qu’il est le meilleur Premier
Ministre « maintenant pour combattre la récession »,
mais 42% pensent que David Cameron « serait mieux à
même de diriger le pays et d’apporter le changement
après les prochaines élections ». A court terme, la
balance penche du côté de Mr. Brown mais, s’il veut
que cela dure, il doit proposer des projets
crédibles pour le long terme.
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- 11
Novembre 2008 : « La nouvelle politique
budgétaire n’est pas assurée de succès »,
Chris Giles,
FINANCIAL TIMES
Gordon Brown s’est engagé à stimuler l’économie en
réduisant les impôts ou en augmentant les dépenses
publiques, un revirement qui surprendra les
historiens lorsqu’ils rappelleront ses promesses de
1997 et sa règle d’or budgétaire. Le gouvernement
peut certes faire valoir que des circonstances
exceptionnelles justifient des mesures
exceptionnelles, mais trois questions importantes se
posent : est-ce qu’une réduction des impôts ou un
accroissement des dépenses donneront des résultats ?
Quelle en sera l’ampleur ? Est-ce que le
gouvernement peut se permettre une telle action ? Il
est vraisemblable que le budget comportera à la fois
une réduction d’impôts et un accroissement des
dépenses et cela pourrait stimuler la consommation.
Mais ce n’est pas garanti. Pour une réelle
stimulation, il faudrait que le gouvernement se
montre audacieux tout en insistant sur le côté
temporaire de sa démarche. Alistair Darling doit
mettre au point un projet qui visera à réintroduire
la prudence à moyen terme et c’est tout un
programme.
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- 11
Novembre 2008 : « Gordon Brown appelle à
combattre la récession par la stimulation
budgétaire »,
Philip Webster,
TIMES
Dans son grand discours annuel de politique
étrangère, Gordon Brown a invité les dirigeants de
la communauté mondiale à suivre l’exemple de la
Chine, de l’Allemagne et du Royaume-Uni et de
combattre la récession par la stimulation
budgétaire. Pour le Premier Ministre britannique, ce
n’est plus le moment de se référer aux vieilles
orthodoxies et aux modes de pensée conventionnels
qui, en préconisant de réduire les dépenses en
période de ralentissement, affectent les familles et
entreprises. Mr. Brown, qui va se rendre au sommet
du G20 à Washington, estime qu’il est vital de ne
pas se retrancher derrière le protectionnisme et
l’isolationnisme face à la crise mondiale. Se
félicitant de l’arrivée de Mr. Obama à la Maison
Blanche, le Premier Ministre britannique engage les
Etats-Unis à se joindre à l’Europe pour construire
un nouvel ordre mondial.
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- 12
Novembre 2008 : « Seule la diplomatie donnera
les résultats souhaités »,
éditorial,
TIMES
La fermeté de l’Union européenne face à la Russie
pour son intervention en Géorgie n’aura duré que
deux mois. Cette semaine, 26 des 27 Etats membres de
l’Union ont accepté de reprendre les négociations
sur un nouveau partenariat avec Moscou avant le
sommet Europe/Russie vendredi à Nice, alors que les
Russes n’ont toujours pas rempli les obligations qui
leur ont été imposées par l’accord de cessez-le-feu.
Bruxelles assure qu’il ne s’agit pas d’un retour à
la normale et que l’Europe continuera à faire
pression sur Moscou, mais il est évident que les
Russes sont persuadés d’avoir remporté une victoire.
Plusieurs arguments expliquent ce changement de
position : l’Europe dépend de l’énergie russe, la
Russie a un rôle à jouer dans la lutte contre la
récession mondiale et surtout la realpolitik dicte
les choix. La Russie est un acteur important sur la
scène diplomatique même si ses récentes politiques
n’ont guère été axées sur la coopération. Le Kremlin
devra rendre des comptes à propos de la Géorgie.
Mais comme lorsque l’Union soviétique cherchait
activement à saper les intérêts occidentaux, la
meilleure réponse reste la diplomatie. Celle-ci doit
avoir de multiples facettes. Les négociations sur
les armements n’ont pas été abandonnées en 1989 à
cause de l’Afghanistan et les Pays occidentaux ne
doivent pas non plus renoncer à leurs objectifs à
cause de la Géorgie.
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- 12
Novembre 2008 : « Pour l’Europe, la priorité
du nouveau président doit être le Proche Orient »,
Ian Traynor,
GUARDIAN
Avant même la victoire de Barack Obama, les
ministres des Affaires étrangères européens avaient
préparé une lettre de six pages appelant la Maison
Blanche à établir de nouvelles relations
transatlantiques. L’échec du néo-conservatisme
américain et les ravages de l’administration Bush
donnent de grands espoirs à l’Union européenne. Elle
aimerait en particulier que le nouveau président
intervienne rapidement sur la question du Proche
Orient, ce qui semble concorder avec les projets de
Mr. Obama. Mais les divergences restent
fondamentales sur certaines questions : les
Européens, en particulier les Allemands, ne seront
pas disposés à accroître leur contribution en
Afghanistan. Concernant l’Iran, tout laisse à penser
que le nouveau président démocrate, abandonnant 30
années de politique américaine, cherchera
l’ouverture avec Téhéran. Si le régime iranien
refuse, Mr. Obama voudra peut-être imposer de
nouvelles sanctions. Il lui faudra pour cela l’appui
des Russes, des Chinois et des Européens. Si les
deux premiers refusent, l’Allemagne et l’Italie
hésiteront à soutenir Washington par intérêt
commercial. Enfin à propos de la Russie,
l’Allemagne, la France et l’Italie, voulant éviter
la confrontation, sont davantage prêtes à accorder
au Kremlin le bénéfice du doute. La lettre envoyée
de Marseille dit à Washington que l’Europe a besoin
de la Russie comme partenaire et que les pays
occidentaux doivent accepter sa résurgence. Le
sommet Europe/Russie de vendredi permettra à
Mr. Sarkozy de reprendre les négociations suspendues
en septembre après le conflit en Géorgie.
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- 13 Novembre 2008 : « La faiblesse de la livre témoigne des erreurs
de la politique nationale »,
éditorial,
TIMES
A la veille du sommet du G20, Gordon Brown engage
les dirigeants mondiaux à coordonner leurs
politiques budgétaires. Il a de bonnes raisons de le
faire : l’économie et le système financier
international sont en crise, mais les perspectives
pour le Royaume-Uni sont particulièrement mauvaises.
La livre est en baisse record par rapport à l’euro,
et le mouvement pourrait encore s’accentuer si le
gouvernement emprunte davantage pour financer des
réductions d’impôts et de nouvelles dépenses
publiques, et si les autres pays n’adoptent pas la
même politique. La faiblesse de la livre est le
résultat d’erreurs spécifiquement britanniques :
l’économie dépend trop des services financiers, et
les richesses sont dominées par l’immobilier. Les
mauvaises pratiques dans la City et la gestion
défaillante des finances publiques ont porté
atteinte à la confiance et rendu plus difficile la
reprise. Après la dernière récession des années 90,
les gouvernements successifs avaient cherché à
réduire la dette publique, mais depuis 2002 Gordon
Brown a abandonné cette approche, ce qui réduit
fortement sa marge de manœuvre aujourd’hui. Si la
crise est particulièrement intense au Royaume-Uni,
c’est que la récession y est « maison » (home-grown).Sommaire |
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- 13 Novembre 2008 : « La Banque d’Angleterre y voit enfin clair »,
éditorial,
GUARDIAN
Le Gouverneur de la Banque d’Angleterre a fini par
admettre que les perspectives économiques sont
beaucoup plus sombres qu’il ne l’affirmait il y a
trois mois. Mr. King se défend en prétendant que le
monde a changé, mais cet économiste de premier plan
sait très bien qu’en économie les changements
n’interviennent pas de façon aussi radicale en si
peu de temps. La crise existait il y a un an et
certains membres du comité de politique monétaire
avaient alors exprimé leur inquiétude. La semaine
dernière, la Banque d’Angleterre a soudain réagi,
abaissant ses taux de 1,5% et montrant qu’elle prend
enfin la situation au sérieux. Mais les mauvaises
nouvelles continuent : le chômage progresse à un
rythme jamais vu depuis 1992. Mr. King laisse
envisager une poursuite de la baisse des taux. C’est
déjà cela, mais il aurait dû le faire plus tôt. En
période de remous, les autorités doivent chercher à
limiter les à-coups. Que la Banque d’Angleterre
l’ait enfin compris est une bonne chose pour nous.Sommaire |
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- 14 Novembre 2008 : « Gordon Brown appelle à une relance urgente »,
George Parker,
FINANCIAL TIMES
A la veille du sommet du G20, Gordon Brown a appelé
les dirigeants des grands pays à mettre en place
d’urgence une politique de stimulation budgétaire
pour relancer l’économie mondiale. Le Premier
Ministre britannique a déjà préparé la voie à une
forte baisse des impôts et une augmentation des
dépenses publiques au Royaume-Uni, et il est
important pour le succès de sa démarche que ses
partenaires en fassent autant. Mr. Brown saisira
également l’occasion du sommet pour défendre la
conclusion d’un accord commercial au plus vite. Il
soutient la position de Mr. Lamy qui souhaite une
solution avant Noël, mais n’ignore pas que le
nouveau président américain pourrait s’y opposer. La
question du protectionnisme pourrait devenir un
sujet de controverse entre Londres et
l’administration Obama. Durant sa campagne, le
candidat démocrate avait adopté une ligne dure à
l’égard des entreprises américaines qui
« exportent » leurs emplois à l’étranger, et la
majeure partie des démocrates au Capitole partage
cette vue.Sommaire |
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- 17 Novembre 2008 : « La récession sera aussi pénible qu’en 1991 »,
Norma Cohen,
FINANCIAL TIMES
Deux mois après avoir publié ses prévisions
trimestrielles sur l’économie, la confédération
patronale britannique (CBI) a pris l’initiative
inhabituelle de réviser sec chiffres : au lieu d’une
courte récession le Royaume-Uni doit s’attendre à
une crise aussi sévère qu’en 1991. Le chômage
devrait toucher 9% de la population active d’ici
2010, soit près de 3.000.000 de personnes. En 2009,
l’économie devrait se contracter de 1,7% alors que
l’on avait initialement prévu une augmentation de
0,3%. Selon le chef économiste de la CBI, la crise
financière a sérieusement porté atteinte à la
confiance des entreprises qui ont de plus en plus de
mal à recueillir des capitaux. Si le phénomène n’est
pas seulement temporaire, des compagnies par
ailleurs fort saines risquent de faire faillite par
manque de financement à court terme. Le CBI suppose
néanmoins que les mesures prises par le gouvernement
pour renflouer le système bancaire devraient ramener
de l’ordre sur les marchés du crédit.
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- 17 Novembre 2008 : « Ce sommet marque la fin du vieil ordre
mondial »,
éditorial,
THE INDEPENDENT
Il ne s’est rien passé durant le week-end à
Washington qui puisse rendre les marchés euphoriques
aujourd’hui. Mais cette rencontre n’a pas été une
perte de temps : l’union de pays représentant 85% de
l’économie mondiale face à la récession devrait
permettre de restaurer la confiance des
investisseurs. Il est possible de discerner dans le
communiqué final le commencement de nouvelles
initiatives prometteuses : les pays du Proche et
d’Extrême Orient ont acquis une nouvelle autorité
qui sera reflétée dans l’administration du FMI et de
la Banque Mondiale. Avec la récession en Europe, au
Japon et aux Etats-Unis, la croissance de l’économie
mondiale dépendra de pays comme la Chine, l’Inde et
le Brésil. Le vieux G8 n’a plus guère d’utilité,
c’est le G20 qui compte désormais. L’ordre
économique international change vite. Il en va de
même pour la réglementation des marchés des
capitaux : les grandes banques et les institutions
financières ne pourront plus échapper à la
transparence et devront limiter les risques. Cette
nouvelle architecture est en construction et son
achèvement prendra des mois, même des années. Mais,
si elle aboutit, et il faut l’espérer, ce sommet du
G20 occupera dans l’histoire une place plus
importante qu’on ne l’imagine à présent.
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- 17 Novembre 2008 : « Le Royaume-Uni n’est pas prêt pour la nouvelle
économie mondiale »,
éditorial,
THE OBSERVER
Les dirigeants du G20 ne pouvaient espérer résoudre
en un jour une crise qui s’est développée en une
génération. Cependant il est rassurant qu’ils soient
prêts à coordonner leur action : n’oublions pas que
la dernière grande récession mondiale a conduit les
Etats-Unis à l’isolationnisme, une partie de
l’Europe au fascisme et le monde à la guerre. La
tâche, aujourd’hui, est plus difficile qu’en 1944 :
la mondialisation a érodé la souveraineté nationale
et les gouvernements doivent agir collectivement
pour éviter la prise de mesures protectionnistes. Le
Royaume-Uni étant une des économies les plus
libérales du monde court en fait davantage de
risques que ses partenaires, et il est essentiel
pour le succès du plan de lutte de Mr. Brown que les
autres pays suivent son exemple. Mais rien ne prouve
que des réductions d’impôt amèneront les
Britanniques à consommer davantage et qu’elles
réussiront à stimuler l’économie. De plus, il ne
servira à rien que le gouvernement injecte des fonds
dans l’économie si les banques ne desserrent pas le
crédit. Enfin, l’augmentation des dépenses doit être
accompagnée de garanties sur l’équilibre des
finances publiques de manière à protéger la livre.
Il est réconfortant de voir les dirigeants mondiaux
se concerter. Mais il est urgent aussi de connaître
ce que sera la contribution future du Royaume-Uni à
l’économie mondiale. En effet, si la spéculation de
la City et le crédit à la consommation ne jouent
plus de rôle moteur, quels seront les fondements de
la richesse du pays ?
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- 18 Novembre 2008 : « David Cameron inquiète la droite
conservatrice »,
Rachel Sylvester,
TIMES
Si les conservateurs s’agitent, ce n’est pas
seulement à propos des projets du Shadow Chancellor,
George Osborne, ou de ses déclarations sur la livre
sterling, c’est surtout sur la direction que prend
le parti. Pour les traditionalistes, David Cameron
et George Osborne sont des arrivistes stupides qui
trahissent les intérêts mêmes qu’ils prétendent
défendre. Cette aile droite conservatrice ne veut
pas du genre de stimulation budgétaire proposée par
Gordon Brown pour lutter contre la récession. Elle
est idéologiquement favorable à la réduction des
impôts et à la diminution du rôle de l’Etat.
Mr. Osborne commence cependant à présenter une
politique économique distincte de celle du Labour :
il reproche au gouvernement de dépenser de manière
irresponsable et de mettre la livre en danger. Son
objectif est de donner le choix aux électeurs entre
des réductions d’impôts financées par une diminution
des dépenses ou des réductions d’impôts alimentées
par l’emprunt. C’est un changement important dans la
mesure où les conservateurs s’étaient initialement
engagés à maintenir le niveau des dépenses publiques
du gouvernement travailliste. Mais ils risquent de
se voir accuser – et le Labour n’y manquera pas – de
vouloir détruire les écoles et les hôpitaux.Sommaire |
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- 19 Novembre 2008 : « David Cameron a pris la bonne décision »,
George Pascoe-Watson,
SUN
Il lui a fallu du temps, mais David Cameron a eu
raison de renoncer à maintenir dans son programme le
même niveau de dépenses publiques que le Labour. Les
électeurs auront désormais le choix entre deux
options claires : tandis que les travaillistes vont
recourir à l’emprunt pour financer des réductions
d’impôts qui devront être remboursées par la suite
par des hausses d’impôts, les conservateurs
réduiront les dépenses pour pouvoir se permettre une
baisse de la fiscalité. Il était temps que
Mr. Cameron fasse quelque chose si l’on en croit le
dernier sondage Ipsos Mori : l’avance des Tories
n’est plus que de 3 points avec 40% des intentions
de vote, contre 37% pour le Labour. La réaction des
conservateurs au pré-budget, qui sera présenté la
semaine prochaine par Alistair Darling, sera
cruciale : ils seront sans doute tentés de critiquer
vivement l’annonce d’un cadeau qui ne sera en fait
pas gratuit. Mais ils risquent alors de donner
l’impression de s’opposer à l’aide aux familles dans
le besoin. Nous verrons lundi si Mr. Cameron est à
même de retourner la situation au détriment d’un
Gordon Brown de plus en plus confiant.Sommaire |
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- 19 Novembre 2008 : « Une entrée dans l’euro n’est pas la solution »,
Martin Wolf,
FINANCIAL TIMES
Tous ceux qui affirment aujourd’hui que le
Royaume-Uni devrait ravaler sa fierté et demander à
entrer dans la zone euro se trompent. En période
d’incertitude, l’économie a besoin de mécanismes
d’ajustement, et c’est ce qu’assure un taux de
change flottant. Le Royaume-Uni subit une série de
chocs négatifs : les prix de l’immobilier sont en
chute, l’endettement est élevé, le secteur financier
endommagé et le crédit restreint. Le pays a
également trop dépendu de l’activité financière, et
enfin il est passé du rôle d’exportateur de pétrole
à celui d’importateur. Mais la chute de la livre
n’est pas le problème, c’est la solution. Le niveau
atteint par notre monnaie entre 1997 et 2007 n’était
pas soutenable. L’appartenance à l’euro ne limite
nullement les risques, l’Union monétaire n’est pas
une union budgétaire, et plusieurs Etats membres ont
de sérieuses difficultés dans ce domaine. La crise
actuelle justifie plus que jamais le maintien d’un
taux de change souple mais, pour garder sa
crédibilité, le Royaume-Uni doit agir sur deux
fronts : séparer le système bancaire avec, d’un
côté, les services nationaux qui bénéficieront d’une
garantie et, de l’autre, leur composante
internationale qui n’en sera pas pourvue. Il lui
faudra également faire quelque chose à propos de la
situation budgétaire épouvantable que Mr. Brown a
laissé s’installer lorsqu’il était au Trésor. Elle
est aujourd’hui devenue dangereuse. Si à court terme
une stimulation se défend, le pré-budget doit
préparer le retour à un endettement plus
raisonnable. L’euro n’y changerait rien.Sommaire |
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- 20 Novembre 2008 : « La Banque d’Angleterre envisage une nouvelle
baisse du taux directeur »,
Larry Elliott,
GUARDIAN
Un compte rendu de la dernière réunion du comité de
politique monétaire évoque la possibilité d’une
nouvelle baisse importante des taux d’intérêt pour
empêcher l’inflation de tomber en dessous de la
cible de 2% fixée par le gouvernement. Les
économistes de la City estiment que le taux
directeur sera abaissé d’au moins 0,5% - il est
actuellement à 3% - mais certains d’entre eux
n’excluent pas qu’il soit ramené à 2%, ce qui
représenterait son niveau le plus bas dans toute
l’histoire de la Banque d’Angleterre. La
confédération patronale britannique (CBI) prévoit
pour sa part une diminution de la production
industrielle au cours des quatre prochains mois à un
rythme jamais venu depuis le début des années 80.
Cette baisse pourrait atteindre 10% par an.Sommaire |
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- 20 Novembre 2008 : « David Cameron opte pour l’autodestruction »,
Anatole Kaletsky,
TIMES
Il y a quelques semaines, le Royaume-Uni semblait
avoir une opposition compétente qui pourrait un jour
former un gouvernement crédible. Tout cela a
changé : M. Brown - et c’est une bonne chose pour
l’économie mondiale - s’est avéré un leader de
stature face à la crise. Les conservateurs, de leur
côté - et c’est une mauvaise chose pour le
Royaume-Uni – ont choisi l’occasion pour faire de
l’autodestruction, ne laissant plus aux électeurs
d’autre choix que le Labour. Comme les Bourbon,
selon la célèbre remarque de Talleyrand, George
Osborne et David Cameron n’ont rien appris et rien
oublié. La faiblesse de la livre n’est pas un
problème mais une solution. Avec la baisse des taux
d’intérêt elle devrait permettre la reprise. En
soutenant initialement l’approche du gouvernement,
Mr. Cameron avait fait preuve de bon sens. La baisse
de popularité de son parti dans les sondages l’a
conduit à écouter son aile droite et à attaquer la
politique économique de Mr. Brown. Il y a certes
aujourd’hui une nette distinction entre les
travaillistes et les conservateurs mais,
malheureusement pour ces derniers, leur politique
est mauvaise. Ils se retrouvent en désaccord avec
presque tous les gouvernements et toutes les banques
centrales du monde, ainsi qu’avec les milieux
d’affaires britanniques. Un moment viendra où les
partisans de la prudence devront à nouveau se faire
entendre mais tant que la crise financière n’est pas
réglée la juste politique consiste à emprunter et
dépenser.Sommaire |
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- 20 Novembre 2008 : « Il vaut mieux chercher à traiter avec l’Iran »,
éditorial,
FINANCIAL TIMES
Après la France, le Royaume-Uni : il n’y a rien de
mal à pratiquer une politique d’engagement, mais la
diplomatie doit s’accompagner d’une stratégie
cohérente. Concernant le régime de Bashar al-Assad,
c’est bien ce qui manque. Le président syrien doit
son retour dans la société géopolitique au président
Sarkozy qui l’avait invité à Paris et lui avait
offert une place au premier rang lors des cérémonies
du 14 juillet. Mr. Abbas, qui a pris de grands
risques, sans obtenir de résultats, pour le
processus de paix au Proche Orient, se retrouvait à
l’arrière avec la délégation somalienne. Le message
envoyé a été désastreux. Maintenant c’est au tour de
Mr. Miliband de qualifier la Syrie de force pour la
stabilité. Damas exploite avec jubilation toutes ces
démarches, qui ne sont en fait qu’une évasion :
elles évitent de rechercher une vraie stratégie avec
Téhéran. L’Iran détient désormais de nombreux atouts
dans la région. Il vient d’en utiliser un en
encourageant ses alliés de Bagdad à conclure un
accord sur les troupes américaines en Irak. Cela
semble être une réponse à l’élection de Mr. Obama
qui, durant sa campagne, a appelé au dialogue avec
l’Iran. La priorité doit être d’intéresser l’Irak à
la stabilité dans la région, non de chercher à
flirter avec Damas en se faisant des illusions.Sommaire |
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