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6 Octobre
2008 : « Alistair Darling doit
avoir un plan crédible pour restaurer la confiance »,
éditorial,
DAILY TELEGRAPH
6 Octobre
2006 : « Mme Merkel risque d’avoir
torpillé les ambitions de Mr. Sarkozy »,
Adam Sage,
TIMES
7 Octobre 2008 :
« L’Europe manque de leadership »,
éditorial,
TIMES
7 Octobre 2008 :
« Jour J pour l’Union européenne »,
éditorial,
SUN
7 Octobre 2008 :
« Plus que jamais le Royaume-Uni a besoin d’un plan »,
éditorial,
DAILY TELEGRAPH
7 Octobre 2008 :
« C’est le moment d’agir »,
éditorial,
GUARDIAN
8 Octobre 2008 :
« Le gouvernement britannique prend une décision
audacieuse »,
éditorial,
FINANCIAL TIMES
8 Octobre 2008 :
« Il ne reste plus qu’à espérer »,
éditorial,
SUN
8 Octobre2008 :
« La Banque d’Angleterre doit faire preuve d’audace et
abaisser son taux de 1% »,
éditorial,
TIMES
9 Octobre 2008 :
« Un plan de sauvetage bienvenu, mais l’avenir sera
difficile »,
éditorial,
DAILY TELEGRAPH
9 Octobre 2008 :
« Gordon Brown a pris les choses en main »,
éditorial et commentaire,
SUN
9 Octobre 2008 :
« L’Europe écrit l’histoire »,
Quentin Peel,
FINANCIAL TIMES
10 Octobre 2008 :
« Nous devons ramener la stabilité financière »,
Tribune de Gordon Brown,
TIMES
10 Octobre 2008 :
« Les Etats-Unis doivent tirer les leçons du plan de
sauvetage britannique »,
éditorial,
FINANCIAL TIMES
10 Octobre 2008 :
« Une semaine de cauchemar pour l’Union européenne »,
éditorial,
THE ECONOMIST
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- 6
Octobre 2008 : « Alistair Darling doit avoir
un plan crédible pour restaurer la confiance »,
éditorial,
DAILY TELEGRAPH
Le système bancaire est au bord du précipice et
toute l’économie est en jeu : si les prêts
interbancaires ne reprennent pas au plus vite, les
entreprises feront faillite, le chômage augmentera
et la récession se transformera en dépression. Le
gouvernement a besoin d’un plan d’action : il
devrait suivre l’exemple de l’Allemagne sur la
garantie de tous les dépôts bancaires, et peut-être
recapitaliser les banques. Même si Gordon Brown
prétend qu’une crise mondiale requiert une solution
mondiale, chaque pays va rechercher ses propres
remèdes. C’est ce qu’ont fait l’Irlande, la Grèce et
l’Allemagne et c’est pourquoi le sommet européen de
samedi semble si stupide. Les contradictions
internes de l’union économique n’ont jamais été
mises en avant de façon aussi évidente : en cas de
crise, les Etats membres agiront toujours dans
l’intérêt de leurs ressortissants et non dans celui
d’une construction politique artificielle. Pour
Mr. Darling, la priorité est de restaurer la
confiance dans le système bancaire. Il doit mettre
sur pied un plan crédible pour éviter le cataclysme.
Ses déclarations aujourd’hui aux Communes (rentrée
du parlement) pourraient être déterminantes.
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- 6
Octobre 2006 : « Mme Merkel risque d’avoir
torpillé les ambitions de Mr. Sarkozy »,
Adam Sage,
TIMES
La tâche du sommet de Paris avait déjà été
compliquée par l’irritation de ceux des dirigeants
européens, comme le Premier Ministre espagnol, qui
n’y avaient pas été invités. Les participants ont
pris de vagues engagements de coopération et peu de
décisions importantes. Mme Merkel s’était déjà
opposée à un plan de sauvetage franco-néerlandais
avant la rencontre et sa décision unilatérale sur la
garantie des dépôts bancaires porte une nouvelle
atteinte aux ambitions de Mr. Sarkozy « qui avait vu
dans la crise l’occasion d’imposer la vision
européenne de la France ». Le président français
n’est pas pour autant déçu du résultat de la
rencontre : il a pu persuader les dirigeants
européens de la nécessité d’un sommet pour mettre
sur pied les bases d’un nouveau système financier
international. Il a également remporté une
« victoire décisive » en obtenant un assouplissement
des règles imposées dans la zone euro sur les
déficits budgétaires.
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- 7
Octobre 2008 : « L’Europe manque de
leadership »,
éditorial,
TIMES
Les dirigeants européens ont sous-estimé les
répercussions de la crise financière sur le système
bancaire du continent. Ils n’ont pas jugé utile un
plan comme celui de Mr. Paulson, préférant agir au
cas par cas. Mais les actions unilatérales, comme
celles de l’Irlande, la Grèce et l’Allemagne, sont
potentiellement déstabilisantes. Les risques sont
particulièrement graves dans la zone euro : la BCE
applique une politique monétaire unique mais elle ne
peut pas jouer le rôle de dernier recours. L’Union
monétaire devrait impliquer normalement une
harmonisation des politiques budgétaires et une
centralisation du contrôle financier. Mr. Sarkozy
parle d’une reconstruction de tout le système
monétaire et financier, mais le sommet de Paris a
été un fiasco. S’ils veulent une nouvelle
architecture financière sur le modèle de Bretton
Woods, les gouvernements européens doivent se
montrer plus réalistes. Les Etats membres de la zone
euro devront accorder de nouveaux pouvoirs à une
autorité commune s’ils veulent coordonner leur
action. La priorité pour le moment doit être de
coopérer avec les Etats-Unis pour stabiliser le
système bancaire international. Les débats sur
l’échec, réel ou imaginaire, du capitalisme peuvent
attendre.
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- 7
Octobre 2008 : « Jour J pour l’Union
européenne »,
éditorial,
SUN
L’Europe est confrontée aujourd’hui à son plus grave
danger depuis le seconde Guerre mondiale. Elle a le
pouvoir de sauver ou de détruire l’économie de 27
Etats. Si elle ne prend pas rapidement les décisions
qui s’imposent, tout le système bancaire européen
peut s’effondrer et le chômage en masse devenir la
norme. Or, au lieu de faire preuve de leadership,
les dirigeants européens se querellent et « jettent
leurs partenaires aux loups » pour sauver leurs
propres banques. Il est heureux que Gordon Brown ait
refusé de se joindre à ce pari imprudent que
représente l’Union monétaire. Nous avons peut-être
nos difficultés, mais nous avons au moins la liberté
d’agir comme bon nous semble : nous pourrions
commencer dès demain par une forte baisse des taux
d’intérêt.
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- 7
Octobre 2008 : « Plus que jamais le
Royaume-Uni a besoin d’un plan »,
éditorial,
DAILY TELEGRAPH
La situation est grave, mais le Chancelier de
l’Echiquier ne semble pas voir l’urgence d’une
action. Il s’est contenté hier d’annoncer la
garantie des dépôts jusqu’à 50.000 livres sterling,
ce lui est loin d’égaler la décision de l’Allemagne
ou de l’Irlande. Ce n’est pas ainsi qu’il va
rassurer les marchés. Il est certes louable de
garder son calme face à la crise, mais l’impression
d’indécision devient inquiétante. Il est temps que
l’opposition demande des comptes au gouvernement et
étudie avec la plus grande rigueur toutes
propositions qu’il pourrait avancer. C’est ce qui
s’est passé au Congrès américain avec pour résultat
une nette amélioration du plan initial de Mr. Paulson.
En attendant, nous sommes toujours dans
l’incertitude. Il serait pourtant réconfortant de
savoir que Mr. Darling est sur le point de nous
présenter un plan cohérent. Il ne peut plus
continuer à faire des promesses : il doit passer à
l’action.
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- 7
Octobre 2008 : « C’est le moment d’agir »,
éditorial,
GUARDIAN
Mr. Darling s’est contenté hier de promettre un
grand plan. Il avait probablement de bonnes raisons
de ne pas vouloir en divulguer le contenu trop vite
de crainte de déstabiliser plus encore le système
bancaire. Mais le temps presse si l’on en juge par
la volatilité des marchés. Qu’attendre du
gouvernement ? D’abord la garantie de tous les
dépôts. Il devrait ensuite régler à la fois le
problème du manque de liquidités et celui de la
recapitalisation de certaines banques. Celles qui ne
sont pas viables doivent être mises en liquidation.
L’argent public ne doit pas être risqué sans
compensation adéquate, et toute opération de
sauvetage doit être entreprise pour le bien public,
non pas pour aider un secteur menacé, et
s’accompagner de mesures de relance de l’économie.
La crise bancaire s’étend partout dans le monde et
requiert au plus vite une solution. Il est dommage
que, dans l’immédiat, les gouvernements européens
choisissent de faire cavalier seul. Une mise en
commun de leurs ressources et de leur expertise
serait sûrement plus efficace et elle finira
peut-être par être inévitable.
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- 8
Octobre 2008 : « Le gouvernement britannique
prend une décision audacieuse »,
éditorial,
FINANCIAL TIMES
En décidant de recapitaliser ses principales
banques, le gouvernement britannique prend la bonne
direction. C’est une démarche différente de celle
des Etats-Unis, qui se concentrent sur le problème
des liquidités. Il n’y a que cinq grandes banques au
Royaume-Uni et, par sa décision, le gouvernement
fait clairement savoir aux marchés qu’aucune d’elle
ne disparaîtra et que toutes rempliront leurs
obligations. Le succès de l’opération dépendra
néanmoins de la manière dont elle est conçue : le
gouvernement ne doit pas prendre de risques inutiles
et il doit donner des garanties au contribuable.
Celui-ci devra notamment avoir accès au bénéfice
résultant de la recapitalisation. Les banques
elles-mêmes doivent accepter d’être soumises au
contrôle du gouvernement pour éviter de prendre des
risques excessifs. Le gouvernement semble enfin
avoir compris l’urgence de la situation. La Banque
d’Angleterre doit maintenant jouer son rôle en
réduisant son taux d’intérêt d’au moins 50 points de
base. Une action concertée sur tous les fronts est
la meilleure façon d’empêcher l’incendie de se
propager.
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- 8
Octobre 2008 : « Il ne reste plus qu’à
espérer »,
éditorial,
SUN
La cavalerie a mis du temps à arriver, mais on passe
enfin à l’action : après des jours de discussions et
d’échanges téléphoniques entre Downing Street et les
patrons des banques, le gouvernement a fini par
serrer les dents. La nationalisation partielle de
nos grandes banques est une mesure d’urgence qui
n’aurait jamais été envisagée en temps normal. Mais
nous sommes en crise et cette décision est soutenue
par tous les partis politiques ainsi que la Banque
d’Angleterre. Elle donne une marge de manœuvre à
notre système bancaire paralysé pour lui permettre
de restaurer la confiance et recommencer à accorder
des prêts aux entreprises accablées. Le contribuable
devra payer sans être assuré du succès. Mais c’est
la seule solution. Il ne nous reste plus qu’à
retenir notre souffle et à espérer !
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- 8
Octobre2008 : « La Banque d’Angleterre doit
faire preuve d’audace et abaisser son taux de 1% »,
éditorial,
TIMES
Le Comité de politique monétaire de la Banque
d’Angleterre va se réunir demain dans des
circonstances extraordinaires : il est impératif
qu’il joue son rôle en faisant preuve d’audace et en
annonçant une réduction de 1% de son taux d’intérêt.
Une telle mesure ne toucherait pas les épargnants
(les banques y veilleront), mais elle soulagerait
les détenteurs d’emprunts immobiliers. Elle aiderait
toutes les petites entreprises qui ont besoin de
financer leur expansion et elle enverrait un bon
signal, psychologique autant que financier, sur
l’action du gouvernement. Le principal risque
aujourd’hui est davantage la récession que
l’inflation. Ce n’est donc pas le moment de faire
preuve de timidité avec une réduction minime des
taux. L’audace est nécessaire si l’on doit empêcher
les Britanniques de passer de la crainte au
désespoir. Cela ne règlera pas les causes mêmes de
la crise, mais les dommages collatéraux pourraient
être partiellement réparés. Le monde a déjà affronté
des crises financières, et les dirigeants politiques
ont les outils nécessaires : à eux de les utiliser.
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- 9
Octobre 2008 : « Un plan de sauvetage
bienvenu, mais l’avenir sera difficile »,
éditorial,
DAILY TELEGRAPH
Il a mis du temps à venir, mais le plan de sauvetage
annoncé hier représente un moment décisif dans la
crise actuelle. Sans une intervention audacieuse,
tout le système bancaire menaçait de s’effondrer. La
nationalisation partielle des principales banques et
la charge imposée au contribuable ne sont certes pas
idéales, mais les situations désespérées réclament
des mesures désespérées. La baisse coordonnée des
taux d’intérêt par les banques centrales a été menée
habilement (quel contraste avec la confusion du
sommet du week-end dernier !) et elle donne à la
Banque d’Angleterre la possibilité de faire de
nouvelles réductions. Pour la première fois, dans
cette affaire, le gouvernement britannique semble
être en première ligne. Il faut maintenant que les
banques prennent leurs responsabilités et évitent de
retomber dans leurs excès passés. Le gouvernement va
devoir, pour sa part, mettre de l’ordre dans ses
finances : de fortes réductions des dépenses
publiques et des hausses d’impôts semblent
inévitables. Le contexte n’est pas favorable si l’on
en croit les avertissements du FMI et les graves
risques de récession. La solution de la crise
bancaire n’est qu’un début.
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- 9
Octobre 2008 : « Gordon Brown a pris les
choses en main »,
éditorial et commentaire,
SUN
Enfin de
la fermeté : après des jours d’hésitation, le
gouvernement a fini par présenter un plan. Il faut
espérer que c’est le bon. Gordon Brown semble en
tous cas avoir un meilleur contrôle des événements.
La décision historique d’une nationalisation
partielle de nos grandes banques nous donne une
chance de redresser la situation. Mais il faudra
davantage d’audace et notamment une nouvelle baisse
du taux de base de la Banque d’Angleterre le mois
prochain.
Pour le responsable des affaires politiques du SUN,
Gordon Brown sort renforcé de la crise : sa
popularité remonte dans les sondages et sa
performance hier aux Communes a assis son autorité.
« Nul doute que David Cameron ne va pas fêter son
42ème anniversaire au champagne aujourd’hui ! ».Sommaire |
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- 9
Octobre 2008 : « L’Europe écrit l’histoire »,
Quentin Peel,
FINANCIAL TIMES
L’Union européenne n’a jamais été bonne face aux
urgences. Confrontés à la crise financière, les 27
Etats membres non seulement ne parviennent pas à un
consensus, mais ils n’ont pas non plus les règles du
jeu nécessaires. Les décisions qui font les grands
titres de la presse donnent surtout l’impression de
confusion et contribuent à la panique : comme celle
de Mme Merkel pour sauver Hypo Real Estate ou la
nationalisation partielle des banques britanniques
par Mr. Brown. Pourtant la coordination européenne
est probablement meilleure qu’il n’y paraît. Les
ministres des Finances de l’Union se sont mis
d’accord mardi sur des principes communs, ce qui a
fait dire à Mr. Trichet qu’ils ont pris la bonne
direction. Le problème, c’est que les marchés ne
réagissent pas aux principes. Ainsi que le souligne
Mr. Lamy, la gouvernance mondiale nécessite des
règles et une volonté politique pour discipliner les
mouvements financiers qui ont accompagné la
mondialisation. L’Union européenne a au moins des
règles, mais elle n’a pas suffisamment de légitimité
politique. Cette crise pourrait la servir à long
terme si elle pouvait faciliter l’adoption d’un
système de gouvernance plus cohérent : un nouveau
Bretton Woods pour réglementer les finances, un
accord sur Doha, un nouvel accord sur le
réchauffement climatique qui inclurait les
Etats-Unis, la Chine et l’Inde, et une réforme du
Conseil de Sécurité. C’est peut-être demander
beaucoup, d’autant que cela signifierait un
engagement enthousiaste de la prochaine
administration américaine. Mais on ne sait jamais.
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- 10
Octobre 2008 : « Nous devons ramener la
stabilité financière »,
Tribune de Gordon Brown,
TIMES
Le système bancaire est un élément fondamental de
notre société. Le programme de restructuration que
le Royaume-Uni a annoncé cette semaine est le
premier à prendre en compte les trois composantes
essentielles d’un système moderne : liquidités,
financements et capitaux. Mais puisqu’il s’agit d’un
problème mondial, il faut une solution mondiale, et
les réunions du G7 et du FMI doivent être l’occasion
de mettre sur pied de nouvelles politiques. Les
solutions du passé ne nous permettront pas de
répondre aux défis de demain. En partant de
l’approche britannique, nous devons faire quatre
démarches pour restaurer notre système financier :
assurer une capitalisation suffisante des banques,
fournir à ces dernières assez de liquidités pour
leur permettre de fonctionner, mettre en place des
règles internationales plus solides (pour davantage
de transparence et une meilleure éthique), et enfin
établir un système de supervision mondial. Un FMI
réformé pourrait notamment jouer un rôle important
en matière de prévention des crises. Toutes actions
visant à assurer la stabilité financière devraient
être également accompagnées d’une plus grande
coopération internationale au niveau économique,
comme cela a été le cas pour la baisse des taux
d’intérêt. Nous devons agir pour le long terme en
coordonnant nos actions nationales et en redoublant
nos efforts sur la scène internationale.
Le Chancelier de l’Echiquier, Alistair Darling,
publie pour sa part une Tribune dans le FINANCIAL
TIMES et, à l’instar du Premier Ministre, appelle à
des solutions « exceptionnelles », compte tenu des
défis sans précédent auxquels est confrontée la
communauté internationale.Sommaire |
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- 10
Octobre 2008 : « Les Etats-Unis doivent tirer
les leçons du plan de sauvetage britannique »,
éditorial,
FINANCIAL TIMES
M. Paulson avait un plan pour sauver le système
financier américain. Maintenant que ce plan a été
adopté par le Congrès, il souhaite le changer pour
le rendre plus proche du plan britannique. C’est une
bonne chose, car ce dernier est meilleur : il se
penche sur la recapitalisation des banques. Le
Secrétaire au Trésor américain doit néanmoins
prendre garde : les principales institutions
financières britanniques ont bien accueilli les
propositions de Mr. Brown, et il a été relativement
simple de les sélectionner. Le système financier
américain est beaucoup plus complexe : il y a
beaucoup plus de petites et moyennes banques et une
plus grande variété de structures. Mr. Paulson doit
décider des institutions qui remplissent les
conditions leur ouvrant droit à une aide. Il a déjà
les pouvoirs nécessaires, mais il devrait fixer la
part du fonds de 700 milliards de dollars qu’il
consacrera à la recapitalisation et déterminer s’il
lui faudra demander des fonds supplémentaires au
Congrès. Mr. Paulson a raison de s’inspirer de
l’exemple anglais, mais il doit conserver son accent
américain distinctif.
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- 10
Octobre 2008 : « Une semaine de cauchemar
pour l’Union européenne »,
éditorial,
THE ECONOMIST
Cela aurait pu être drôle si ce n’était pas si
grave : les dirigeants européens se sont empressés
de trouver des excuses pour expliquer, malgré leur
traditionnel discours sur l’action collective, les
dispositions prises individuellement par les nations
pour sauver leurs banques. La lenteur de la réaction
de l’Union à la crise illustre cruellement les
limites institutionnelles et politiques du projet
européen. La France, qui assure actuellement la
présidence européenne, le sait mieux que les
autres : autant le président Sarkozy a eu du succès
durant la crise en Géorgie, autant la réunion
d’urgence du week-end dernier à Paris a été un
échec. Avant même le sommet, l’Irlande avait pris
une décision unilatérale et, 24 heures après la
rencontre, c’était au tour de l’Allemagne. Une des
explications se trouve dans les institutions :
l’Union n’est pas un Etat fédéral et, malgré l’union
monétaire, le contrôle des banques se fait au niveau
national. Mais plus que l’architecture
institutionnelle, c’est absence de volonté politique
qui explique les déceptions de cette semaine : rien
n’empêcherait les gouvernements nationaux de verser
de l’argent dans un fonds de sauvetage européen,
comme l’a brièvement suggéré la France. Mais ils ne
le font pas, et les Allemands en ont donné
l’explication de façon honnête. La crise n’est
toutefois pas terminée, et les dirigeants européens
finiront peut-être par persuader les habitants de
Hambourg qu’il est dans leur intérêt de venir en
aide aux petits gars de la City ou à ceux de
Lettonie qui ont abusé de leurs cartes de crédit. Ce
ne sera pas une tâche facile !
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